LE SAINT DU JOUR

Saint Rémi ( fêté le 15 Janvier)

Catho-News nous invite à découvrir l'histoire de Saint Remi ( fêté le 15 Janvier)

L’Histoire du saint Remi (dont le nom complet est Remigius)

Né vers 437 à Cerny, près de Laon, Rémi est d’une famille noble comptant de nombreux saints : sa mère est sainte Céline. Son frère aîné, saint Principe, deviendra évêque de Soissons et le fils de son frère cadet est saint Loup. Rémi fait de brillantes études et rédige un recueil de déclamations éloquentes. Il est cependant attiré par la solitude de la vie érémitique.

En 458, à moins de 22 ans, alors que les canons en réclamaient 30, il est élu évêque de Reims. Sidoine Appolinaire lui adresse vers 475 une lettre particulièrement élogieuse. ” Il n’existe pas de notre temps un orateur que votre habileté ne surpasse sans peine et ne laisse très loin derrière vous “.

Durant son épiscopat de plus de 70 ans, l¹un des plus longs de l’Eglise, Rémi se révèle un grand administrateur ainsi qu’un grand apôtre obtenant miracles et conversions spectaculaires. Il rétablit saint Waast sur le siège d¹Arras, puis le nomme à Cambrai, restaure l’épiscopat de Thérouanne, de Cologne, établit saint Eleuthère à Tournai et saint Médard à Saint-Quentin puis à Noyon. Il érige Laon en diocèse.

Aquarelle de saint Remi baptisant Clovis
Aquarelle de saint Remi baptisant Clovis
Mais l’histoire retient surtout le rôle de saint Rémi dans la conversion de Clovis. Dès qu¹il accède au trône, Rémi le félicite et lui apporte des conseils qui font présager le choix que feront de Clovis les évêques de Gaule et de Germanie pour constituer la future nation française. Après sa conversion définitive à la suite d¹un pèlerinage sur le tombeau de saint Martin et la fameuse victoire de Tolbiac, Clovis demande à être baptisé des mains du saint évêque. La célébration a lieu dans la nuit de Noël et non dans la nuit de Pâques, comme c’était déjà l’usage liturgique, afin de signifier que dans ce baptême naissait la première nation chrétienne, ce qui expliquera le titre qu’on lui donnera plus tard de ” fille aînée de l’Eglise “. Le baptême du roi franc, de sa famille et de trois mille de ses guerriers, en présence de vingt évêques, constitue l¹acte fondateur de la nation française enracinée indéfectiblement dans le mystère chrétien.

Saint Rémi survivra plus de vingt ans à Clovis. Il meurt le 13 janvier 533 à plus de quatre-vingt-quinze ans. Son corps est enseveli à Saint Christophe de Reims. On le trouve sans aucune trace de corruption lorsqu’on le lève de terre en 852. Au concile de Reims de 1049, le pape saint Léon IX ordonne la translation du corps dans l’église bénédictine qui prend dès lors le nom de saint Rémi.

Jean-Paul II à Reims, à la maison diocésaine Saint-Sixte, le 22-09-1996.
Nous avons à porter sur les périodes écoulées un regard lucide, ainsi que nous le faisons aujourd’hui en commémorant le baptême de Clovis, à partir duquel la nation peu à peu constituée a établi des liens profonds avec l¹Eglise du Christ .”

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** Testament de Saint Remy

Que le présent testament que j’ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils, les rois de France, consacrés par moi au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ, la grâce de l¹Esprit Saint :

Qu’en tout et toujours, il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée, mais par égard seulement pour cette race royale, qu’avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j’ai choisi délibérément pour régner jusqu’à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l’honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

Par égard pour cette race que j’ai baptisée, que j’ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême ; cette race que j’ai marquée des sept dons du même, que j’ai ointe de l’onction des rois, par le Saint Chrême du même Esprit-Saint, j’ai ordonné ce qui suit :

I° MALÉDICTIONS
Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses églises, les détruisait, les dévastait ; que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims, une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves ; (Ainsi, à l’origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin.) ; une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules. Si à la septième fois, il persiste dans ses crimes, trêve à l’indulgence, place à la menace !

S’il est rebelle à tout, qu’il soit séparé du corps de l’Eglise par les formules inspirées aux évêques par l’Esprit-Saint ; parce qu’il a persécuté l’indigent, le pauvre, au coeur contrit ; parce qu’il ne s’est point souvenu de la miséricorde ; parce qu’il a aimé la malédiction, elle lui arrivera, et, parce qu¹elle n’a point voulu de la bénédiction, elle s’éloignera.

Et tout ce que l’Eglise a l’habitude de chanter de Judas, le traître, et des mauvais évêques, que toutes les églises le chantent de ce roi infidèle.

Parce que le Seigneur a dit : ” Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à Moi que vous l’avez fait et tout ce que vous ne lui avez pas fait, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait. ”

Qu’à la malédiction finale, on remplace seulement, comme il convient, à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté ; que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté.

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescrit, qu’ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable ; que leurs jours soient abrégés et qu’un autre reçoive leur siège.

II° BÉNÉDICTIONS
Si Notre Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.

Qu’aux bénédictions de l’Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale, s’ajoute la plénitude des bénédictions divines !

Que de cette race sortent des rois et des empereurs, (Comme les Rois de France ont été fidèles ! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc…) qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l’avenir suivant la volonté du Seigneur pour l’extension de sa Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s’asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il.”

(L’authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l’Abbé Dessailly, de l’Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question : “L’authenticité du grand Testament de Saint Rémi”, publié au siècle dernier, chez Dumoulin, à Paris.)

Ce testament signé du grand Evêque le fut également par six autres Evêques et d’autres Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, Evêque d’Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante : X…, Evêque.

Celui que mon Père Rémi a maudit, je le maudis, celui qu’il a béni, je le bénis et j’ai signé.”
Et Baronius, le savant Cardinal (Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636.), après onze siècles d’expérience, de constater:

“Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n’ai jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n’a jamais été réduit à servir d’autre Peuples.

C’est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88) : Si mes fils abandonnent ma loi ; s’ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s’ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet;  MAIS JE N’ELOIGNERAI JAMAIS DE CE PEUPLE MA MISERICORDE.”

(Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae lib. I. ch. XVIII, Testamentum ab ipso editum.)

** Lettre à  Clovis, Chef insigne et remarquable par ses mérites.

Saint RemiUn grand bruit vient de parvenir jusqu’à nous : la conduite de la guerre vous a donné la victoire.
Il n¹est pas étonnant que vous soyez dès à présent ce que vos pères ont été. Ce qui vous reste à faire maintenant, c¹est de ne point vous écarter des voies du Seigneur qui a récompensé votre humilité, en vous élevant au faîte suprême : comme dit le vulgaire, l’oeuvre de l¹homme se juge par ses fruits.
Vous devez vous entourer de conseillers capables de vous valoir bonne renommée.
Que votre administration soit intègre et honnête. Vénérez les pontifes chrétiens de votre territoire et recherchez leurs avis. Si vous êtes en bonne intelligence avec eux, votre territoire s¹en trouvera affermi.
Soulagez vos concitoyens, relevez les affligés, soulagez les veuves et les orphelins, afin que tous vous aiment et vous craignent.
Que la justice sorte de votre bouche.
N’attendez rien des pauvres et des étrangers : ne consentez point à recevoir des présents.
Que votre prétoire soit ouvert à tous et que personne n¹en sorte affligé.
Engagez votre patrimoine à racheter les captifs et à les délivrer du joug de la servitude.
Si quelqu’un paraît en votre présence, qu¹il ne se sente pas regardé comme un étranger.
Délassez-vous avec les jeunes gens, mais travaillez les affaires avec les vieillards si vous voulez passer pour grand, si vous voulez vraiment régner.

Rémi, évêque L’an 485

** Prière à saint Rémi

”O Dieu, par les enseignements de saint Rémi, vous avez fait passer le peuple franc du mensonge des idoles à la vérité de votre religion. Puisque nous nous glorifions du nom de chrétiens, donnez- nous de montrer notre foi par des œuvres qui en soient dignes. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils.

** Prière de Mgr Aubry (1991) à St Rémi.

Toi Rémi, tu as été un évêque doux et modeste et tu as su accueillir Clovis, roi des  Francs au moment où l¹Esprit Saint lui touchait le cœur pour le conduire à Jésus avec son peuple. Ce qui te méritera le titre d¹apôtre de la Nation franque à la suite du baptême de Clovis en 496 dans la nuit de Noël.

** Prière des Francs

O Dieu tout puissant et éternel, qui avez constitué le royaume des Francs, pour être l’instrument de vos divines volontés sur la terre, le glaive et le bouclier de votre sainte Eglise, nous vous prions de montrer aux Français ce qu¹ils doivent faire pour réaliser votre règne en ce monde, afin que l¹ayant vu, ils se dévouent à l¹accomplir à force de charité, de dévouement et de courage, nous vous en supplions par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

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One Comment

  1. Osez l’amour en suivant l’exemple des Saints…

    Apprenez à mieux les connaître, confiez vous à leur intercession, cherchez à vivre avec eux !

    Disait le pape BENOIT XVI aux jeunes le 5 février 2007. Un grand merci aux jeunes qui ont pensé à concevoir le site web Catho-news

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